Critérium Kyu 2009

Une belle histoire de Julien


Tout commença un beau matin de prin… Nan, en fait il faisait froid, affreusement tôt et le prez’ était en retard [Note Du Prez: mais c’est complètement faux, et puis c’est même pas vrai!]. Mais on m’a bien élevé et je l’ai donc pas trop fait remarquer. Et c’était pas faute d’avoir essayé d’être moi même en retard : j’habite assez loin de Maisons-Alfort (lieu du rendez-vous), mais ce jour là, je l’ignorais encore…
Bref, une fois le mini-bus rempli, nous partîmes neuf… Point de prompt renfort : c’est également neuf(s)  que nous arrivâmes (dans tous les sens du terme, d’ailleurs : pioncer, ça requinque… Et on en avait tous besoin : se lever pour 9h le WE… Ça doit être interdit, d’ailleurs). Petite pensée attendrie pour le Vizir qui eut bien du mal à se décider : entre ses propres genoux et l’épaule moelleuse de Béatrice-Claire senseï, il ne savait plus où poser sa tête !

Après un voyage de deux heures environ, nous arrivons enfin. Sans trop se tromper de chemin, en plus (ni craquer au dernier moment : un cirque donnait des représentations… Et ça fait une éternité que je suis pas allé au cirque, moi…). Les deux questions les plus importantes du WE sont posées : Où sont les toilettes ? Et quand est ce qu’on mange ?

Le repas ne devant d’ailleurs pas tarder, on se précipite tous dans nos chambres pour se débarrasser du superflu (nag’, armures, etc…) pour se rendre au resto et tester ces fabuleux tickets remis un peu plus tôt. Bon, autant le dire tout de suite : les tickets resto, c’est pour le folklore. Personne ne les vérifie vraiment et si l’envie m’en avait pris de passer deux fois… Bref, c’est pas mon genre, heureusement.

Rien de notable, à part une sombre histoire de trafic de desserts. Pas le temps de s’appesantir la dessus (mais on y veillera plus tard…) : le stage technique commence !

Au programme du stage : de tout et de rien, tout plein de bons conseils qu’on se promet d’appliquer le lendemain… vœux pieux, bien entendu.

Après l’effort… La douche ! A cette occasion, le Vizir et moi étant de gros boulets devant l’éternel [NDP : non rien, continuez, continuez…], nous devons compter sur Xavier pour la serviette. Autant vous le dire tout de suite : une serviette pour trois, c’est pas suffisant et le dernier à passer à un peu l’impression de s’être fait enfler. Mais bon, c’est un peu sa faute aussi, hein.

Le second repas de la journée arrive et on nous annonce qu’il n’y aura pas de dessert. Ruse!

Car il y en avait, bien entendu. Plusieurs hypothèses circulent sur la raison de cette fumisterie : la plus sérieuse étant qu’il s’agissait d’un piège pour dévoiler les odieux trafiquants de dessert de Béatrice-Claire senseï. D’autres, plus fantaisistes parlent d’un anniversaire surprise de cette dernière mais ça n’est pas très sérieux… Mes yeux ne m’ont pas trahi : Martin engloutissant une multitude d’innombrables parts de gâteau au chocolat… Sans doute un des plus pénibles souvenirs de ma triste vie… Avec Matrix 3…

Ceci dit, les mécréants s’en sortent toujours et Martin peut en témoigner.

Après le repas, petite sortie à Carrouf’ : Le gâteau ça donne très soif et à NIDF, on n’aime pas avoir soif. Par contre, on aime le gâteau. On est comme ça… Et on l’assume assez bien.

De retour sur le lieu du stage, nous assistons à la fin [NDP: et ça c’est pas très sérieux, non non…] de la réunion de la Commission Naginata. J’y découvre avec amusement (je suis quelqu’un de très jovial, parfois) que les naginataka français s’adorent mais rechignent à le montrer. Ça fait plus viril.

Devant un tel déballage d’émotion, la soif nous reprend (s’émouvoir aussi, ça donne soif) mais nous tenons bon : demain, c’est une compétition sérieuse et si on veut faire honneur à notre école, on n’a pas le choix. On se couche avec les poules (comprendre « en même temps », petits futés…).

Faire passer des bouteilles d’alcool furtivement dans les chambres et les vider consciencieusement jusqu’à trois heure du mat’, par exemple, c’est pas du tout le genre de trucs qu’on s’amuserait à faire. Pas le genre de NIDF ça madame, non non non !

Et puis, de toute façon, c’est pas l’alcool le danger : c’est le sirop de fraise !

Le lendemain (dimanche, donc), à une heure que la décence m’empêche de citer ici, tout le monde se retrouve dans la salle commune pour prendre un bon petit déjeuner… Certains ont d’ailleurs assez mal aux cheveux (saleté de sirop de fraise…). Après quelques litres de café, je me sens enfin apte à me diriger vers le dojo…

Comme le disent si souvent nos sempaï : « c’est la Guerre » et ce que j’aurais appris ce jour-ci, c’est que même dans un sport présupposé « de fille » on trouve de sacrés bûcherons !

Le bûcheron se caractérise, entre autre, par son incapacité motrice à utiliser sa main arrière correctement. Du coup, il compense « légèrement » avec la main avant. La seconde caractéristique que j’ai pu noter, c’est la facilité déconcertante qu’ont certains bûcherons à faire comprendre à leur victime que c’est de sa faute s’il saigne. Après tout, c’est pas un hasard : fallait pas rester devant.

Détail amusant : le bûcheron ne dévoile sa vraie valeur que quand il peut toiser sa victime de haut. Du haut de mes 190 cm, je n’ai donc pas pu tester de la monstrueuse brutalité des phénomènes… ça avait l’air plutôt mou, même… ou alors c’était le sirop de fraise qui inhibait mes sens… Pas impossible, ça. Déçu je suis…

A la suite de cette journée (c’est plus classe que de dire déculottée, même si ça correspondrait bien plus…) j’ai appris plein d’autres trucs bons à savoir. Par exemple : il ne faut pas vérifier qu’on est bien en train de sortir du terrain. Pas en tournant le dos à son adversaire, en tous cas. J’ai essayé et le fourbe en a profité pour me coller un sune.

J’ai aussi appris que le sune, c’était bien pratique à placer/faire valider parce que ça claquait mieux. Et que du coup, c’était le coup préféré du bûcheron. Que la garde au niveau du visage n’était pas franchement une bonne garde (surtout si on considère cette petite histoire de sune favorisé par certains facteurs techniques indépendant de notre volonté…)

Bref, que le chemin pour être un seigneur de la poutre était encore long… Mais je ne désespère pas… encore !

Voilà, c’était le récit hautement personnel d’un banal 5ème kyu à sa première compétition. Le retour s’est fait à l’image de l’allée : tout le monde pionçant (même le chauffeur, c’est dire!), bien décidé à ne plus jamais retoucher au sirop de fraise !

Pour ce qui est du Naginata, cette excursion à fait un peu comme un déclic. M’a fait découvrir un monde qui, s’il n’est pas parfait, me plaît.

Commentaires (2)

  1. Tatiana

    Ah ah ah… Un peu de dignité Messieurs. Enfin ! TOUS LE MONDE avait oublier de prendre une serviette de bain, mais on ne le dit pas…
    En tout cas, je me rappellerais toujours de l’arbitre de table le dimanche matin. Fantômesque et chancelant ! C’est vraiment traitre la fraise…

  2. Baptiste

    Bah… suffit d’avoir un tenugui en rab, et la serviette de bain devient inutile…

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