Drôles de Dames et Lycéens – Démonstration du 17 novembre 2009

Car c’est bien sous le double signe de la Jeunesse et du Sport Féminin que NIDF a mené cette démonstration!

Montée grâce à Sandrine et Mme Rousseau (le professeur d’EPS), cette démonstration accueillait les élèves de l’AS du lycée Hôtelier Guillaume Tirel (XIVe).

Agnès, Chloé, Sandrine et Tatiana avaient répondu présentes pour faire découvrir le Naginata à ces jeunes gens qui se révélèrent intéressés et curieux. Quant à moi je serais leur Bosley!

02Le Gymnase Municipal Alice Milliat donnait un cadre parfait, tant par son équipement que sa symbolique. En effet, la venue d’une délégation féminine, présentant cet art martial pratiqué par les femmes depuis 300 ans, dans ce lieu portant le nom d’une des pionnières les plus passionnées du sport féminin, fut une occasion unique et riche de sens.
Le parcours, la dévotion, voire le combat d’Alice Milliat pour développer le sport féminin ne sera pas sans rappeler l’investissement d’une autre pionnière d’exception, Simone Charton, Fondatrice de notre Club.

03C’est donc vers 17h ce mardi que Chloé, Sandrine et Tatiana se retrouvent au Gymnase pour un échauffement en attendant les élèves. Agnès les rejoindra plus tard, pour la partie « en armure ».
L’ambiance animée des cours qui se déroulent autour d’elles (badmington, escalade sur un des plus beaux murs de la capitale) contraste avec l’habituelle confidentialité de nos cours.
Espérons que des yeux curieux auront saisi quelques images de notre art entre cordes et  volants!

05Les spectateurs du jours arrivent, et après avoir rencontré les enseignantes d’EPS nos hôtes, nous entamons une présentation du Naginata, son arme, son histoire, sa tenue…

06Après un bref historique donc, place aux shikake ōji waza démontrés par Sandrine et Chloé.

08« Quand est-ce qu’elles se battent!? » réclame-t-on dans l’assistance!
C’est après les explications techniques et le sens des différents mouvements, que les trois Onna musha, revêtues de leurs bōgū, vont montrer la puissance et la finesse de notre façon de combattre.

14Si la Naginata avait quitté les champs de bataille à l’orée de l’époque Edo, c’est surtout à cause de nouvelles techniques de guerre. Cette arme de grande taille et nécessitant une certaine habileté était devenue moins pratique dans les bataillons en rangs serrés; et armer ces hommes de lances était alors devenu plus rentable et efficace (moins d’acier, moins d’entraînement).

17Elle fut peu à peu considérée comme arme des femmes de la classe des Būshi (« guerriers », les fameux Samurai). Souvent symbolique et ornementale, pièce de dot, elle l’était aussi en tant qu’arme de duel, elle correspondait plus aux besoins de ces femmes amenées à faire face à des envahisseurs du château en temps de conflit.

16On dit souvent que la Naginata est aussi devenue arme de ces femmes-guerrières grâce à son maniement qui requiert plus de technique que de force. Cela semble une vision quelque peu stéréotypée de la situation. La forme de l’arme s’est certes adaptée à de nouvelles situations de combat (espaces réduits, armure plus légère, duel…), mais toute personne ayant un jour eu en main une véritable Naginata, époque Edo ou non, vous affirmera que ces guerrières de la fin du moyen-âge japonais devaient être tout de même de belles athlètes!

19Agnès rejoint le groupe qui propose alors une initiation. Et ce sont 4 jeunes hommes qui relèvent le défi: apprendre et enchaîner l’uchi-kaeshi (échange de frappes basiques) avec les 3 Mousquetaires désormais bien au nombre réglementaire de 4!

21Plutôt doués, ils y parvinrent sous les encouragements de leurs camarades. Les conseils bienveillants de leur partenaires n’épargnèrent pas la rigueur de la conduite martial, le temps de ce combat formel.

Nous souhaitons que cette rencontre ait éveillé la curiosité des jeunes gens qui nous ont  témoigné leur intérêt par de multiples questions.
C’est pour nous une expérience à reproduire sans aucun doute!

Enfin, nous souhaitons que là frémissent les indices d’un développement du Naginata Parisien, en direction de la Jeunesse et aussi du Sport Féminin, que cet art semble des plus à même de représenter. Et que nous sommes impatient de pouvoir réaliser!…

voir l’album-photo de le démonstration

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Commentaire (1)

  1. C'est la guerre

    Ha ha ha, sasuga !
    Je reconnais bien là Agnès ! On trouve des excuses (genre, « oui, mais en fait j’ai piscine jusqu’à 16h30… ») pour s’éviter l’échauffement et la technique et ainsi n’arriver que pour la baston
    finale… Bravo !

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