Kamae, Taisabaki, la partie et le tout

En français, hérité de l’Escrime, on emploi le terme de « garde »  pour désigner en Naginata la notions de Kamae. De même, il est courant de traduire et donc d’enseigner Taisabaki en terme de « déplacement ».

Plongeant dans le détail du sens des mots japonais, et donc des kanji (idéogramme japonais), quelques éléments sur le sens de ces concepts, et la façon de les envisager ici et là-bas? ズ!…

Kamae – 構え

Le kanji 構 à un sens que l’on peut exprimer par établir, installer, bâtir, prendre position. On le traduirait aisément par posture. Ainsi, la garde n’est pas que la position de l’arme par rapport au combattant, mais le placement, l’établissement du combattant sur le terrain avec son arme. Le corps est compris, le corps est Kamae.

Taisabaki – 体捌き

体 : le Corps. Le kanji 捌 exprime l’idée de gestion, de manier, de manœuvrer ce corps. Ici encore, la notion de déplacement s’élargit et englobe la manière dont le combattant manie son corps dans la pratique, le résultat étant le déplacement.

Idéogramme

Si le sens d’un mot japonais peut approfondir notre réflexion les notions que nous utilisons et enseignons, il peut nous faire réfléchir sur notre tendance à prendre le tout comme une somme de parties, à se focaliser sur ces parties. À considérer par exemple Kamae, la Garde, comme simplement la position de la Naginata; à ramener Taisabaki aux mouvements des jambes (ashisabaki), des pieds, pour bouger.

Que disons-nous quand nous parlons des épaules, des mains (Te no uchi?), des pieds, du mono-uchi, de l’arme, des hanches…?

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Commentaire (1)

  1. Le Zidente

    Lexique shameless plug!…

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