Critérium Kyū 2010 Monogatari

Chanson de croisade du troubadour Martin


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Week-end à Limoges
Le train au petit matin
Déjà cette heure-là ?!

Ainsi s’ouvre le chapitre CCLXVII du Dit d’NIDF, considéré par les exégètes comme rapportant le critérium kyu 2010.
Rappelons rapidement le contexte historique : le critérium kyu, c’est une compétition annuelle réservée aux seuls kyu, c’est-à-dire interdite aux pratiquants possédant un dan. L’occasion de se mettre sur la gueule comme les grands tout en ayant une chance de ne pas se faire sortir dès le premier tour de la compétition, et de rentrer fièrement chez soi avec une médaille sur laquelle il n’y a pas marqué « équipe ». Bien sûr, à NIDF, on est humbles et on n’aime pas la gloriole, donc on y va essentiellement pour le stage du samedi après-midi, ouvert aux participants de tous niveaux.

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Du coup, c’est un groupe hétéroclite qui se retrouve finalement dans le train pour Limoges à l’aube blanchissante ce samedi : Thibaud et Guillaume venus aider à l’organisation générale de l’événement, Hélène, Julien, Sandrine, Julie, et votre serviteur après une course acrobatique sur le verglas pour attraper le train. Train qui au final n’avait pas bravé le froid, lui, le vil, et s’était fait remplacer par un autre avec trois fois moins de wagons. Point positif : tout le monde a donc pu se rassembler dans le même wagon. Le club de Maisons-Alfort nous avait même envoyé une délégation pour la circonstance en la personne de Morgane. Ce qui a rendu le voyage distrayant à défaut d’être reposant.
Une fois tout le monde bien distrait, nous arrivons en gare de Limoges vers midi et nous sommes immédiatement escortés jusqu’au Chéops par Chloé et Jean-Mathieu.

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Nous y retrouvons tous nos amis noctambules ou presque qui étaient déjà arrivés par le train d’avant : Alain, Sandrine venue représenter le club de Boussy-Saint-Estève, et encore plus de Maisons-Alfort (Sylvie, Nada et Fanny). Sans oublier la commission sportive d’alors, Agnès, venue repérer le terrain dès le jeudi. On ne perd pas de temps, on pose les affaires dans les chambres et on attaque les affaires sérieuses : le repas de midi. Ben oui, il fallait bien emmagasiner de l’énergie pour parcourir les quinze mètres de campagne sauvage et enneigée qui nous séparaient du gymnase! Ça rigole pas Limoges.
Tout le monde est dieu merci arrivé sans encombres et ça a été l’occasion de découvrir une sacrée surprise : en plus des bordelais du Bouscat et de Mérignac, il y avait des limougeauds à ce stage.

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Limoju no Naginata!

Qu’il soit donc écrit dans les chroniques du naginata français que ce n’est pas une légende urbaine : il y a bien des naginatakas à Limoges en plus de Chloé et Jean-Mathieu (et Martine bien sûr), je les ai vus de mes yeux. Ils sont même sympas et pas manchots. Rien que ça, ça donnait à ce stage une dimension de quête initiatique avec révélation à la clef.

Echauffement de type dynamique, par JiMMais nous ne nous sommes pas laissés perturber et après un échauffement de type dynamique, nous avons commencé le stage sous la direction de Martine, Alain et Dominique. En plus des grands classiques habituels (des lignes de men ou des uchi kaechi sur un seul kiai), nous avons eu droit à quelques exercices moins fréquents mais plaisants aussi, comme le célèbre furikaechi dans une allée humaine ou plusieurs exercices de chassés après parade, et même des séries de do en fin de séance. Bon, pour les do, j’attends toujours de comprendre comment on en passe un en combat, mais c’est sympa qu’il n’y ait pas de ségrégation entre les coups comme ça. Pendant les stages, je veux dire. Ce serait sympa aussi en compèt’ d’ailleurs…

Une fois le stage mené à son terme, les anonymes de la commission sportive prennent le temps de tracer les shiaijo du lendemain, généreusement assistés par les limougeauds pas fantômes. On rigole on s’amuse mais au finalement l’heure de se repencher sur des problèmes sérieux arrive : direction le repas du soir. Celui-ci se déroule dans une ambiance festive, puis c’est la phase de préparation pour le lendemain : montage collégial de lames sous la direction technique de Thibaud, puis on papote sagement et sobrement avant d’aller se coucher pour être en forme au réveil. Limite trop sobrement dans le cas de Morgane.

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Morgane se prend deux scotch!

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The Crew

Bref, après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner (je suppose, je ne suis pas du matin personnellement), on se retrouve autour du shiaijo pour se mettre joyeusement sur la gueule, sous l’œil bienveillant des dans et du staff limougeaud (et de l’amicale des jeunes footballeurs locaux venue jeter un œil).

Les jeunes ouvrent le bal et c’est Nada qui finit reine de la promo. On enchaîne sur la compétition adulte et là c’est la rafle pour NIDF : Sandrine partage la troisième place du podium avec Thierry de Limoges, Hélène s’empare de la seconde place et votre serviteur profite d’une opportunité unique de rafler l’or en individuel (unique dans le sens où elle ne devrait pas se représenter avant un paquet d’années…). Je tiens à remercier mon papa, ma maman, Martine pour ses bons conseils et les exercices de la veille que nous avons essayé de mettre en application, Alain pour sa révélation sur le combat utile en stage équipe de France… Et surtout à féliciter Hélène et Sandrine dont les combats ont été particulièrement prometteurs tout du long !

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Enfin, on finit la matinée par une agréable compétition par équipe tous âges confondus, qui a vu s’affronter les Cochons de feu, les Pingouins en colère, les Poutreux et les, enfin, le ? Fouiiiiin ! Tout le monde s’est bien amusé, les Cochons de feu ont pris la première place et les vaches ont été bien gardées.

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Après la remise des prix, il restait une mission sacrée à remplir pour les braves guerrilleros : prendre des photos débiles en train de pratiquer (enfin, euh… d’en donner l’impression… pour quelqu’un qui ne connaîtrait pas…) dans la neige, bien sûr ! Aussitôt dit, aussitôt fait, et deux ou trois roulades d’Agnès plus tard, tout le monde était enfin prêt à se diriger vers un repas de midi bien mérité. Après avoir réglé ce dernier détail, les samurais mariachis sont repartis en ordre dispersé, qui en train, qui en voiture, une fois rendez-vous pris pour la coupe technique Simone Charton à Bordeaux.

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Commentaires (2)

  1. C'est la guerre ! 2

    « Bon, pour les do, j’attends toujours de comprendre comment on en passe un en combat » … ….

    ….

    Pendant que l’autre prend hasso.. Comment ça y’a le coude du pratiquant entre la lame et le doh ??? ??? Quelle importance ….

  2. C'est la guerre !

    « Bien sûr, à NIDF, on est humbles et on n’aime pas la gloriole, donc on y va essentiellement pour le stage du samedi après-midi, ouvert aux participants de tous niveaux. » … …

    … ….

    Mort de rire !!

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