Stage en Hollande – Mai 2012

Un compte-rendu de Sandrine


Les samedi 12 et dimanche 13 mai derniers, s’est déroulé le NNR Spring Seminar, un stage qui s’organise chaque année en Hollande. Cette année, le stage dirigé par Raboen-Sensei, 4ème Dan, avait pour invitée d’honneur Narita-Sensei, Kyôshi, qui nous arrivait tout droit du Japon.

Quatre membres du club ont participé à ce stage : Alain Guillaume (4ème Dan) et Romain Bouglé (2ème Dan), tous deux Sensei au sein de NIDF, ainsi que Hélène Mao (1er Kyû) et Sandrine Lecertisseur (1er Kyû), moi-même.
Nous sommes partis le vendredi matin en voiture. Passée la frontière, nous avons déjeuné… en bas des pistes de ski ?!… Eh oui ! La Hollande est un pays plat, certes ! Mais il n’en est pas moins équipé en pistes de skis, couvertes, et ouvertes au public tout au long de l’année.
C’est donc au Snow Base que nous nous sommes restaurés, avant de passer le reste de la journée à visiter la Zelande.

Arrêt suivant : Middelburg. Après un bref passage au supermarché où chacun d’entre nous a pu faire l’achat de spécialités locales, nous avons passé une partie de l’après-midi à nous promener dans les rues de cette charmante petite ville. De voitures, point de croisées ! En revanche, la particularité de ce pays est que l’on trouve des vélos partout. Car il s’agit là du principal moyen de locomotion des Hollandais. Certains vélos sont même… surprenants…

La brique rouge est le matériau de construction principal de la ville. On la retrouve dans les pavés, comme dans les murs.

Même les murs de l’église…

Quand aux immeubles, ils n’existent pour ainsi dire pas. Aucune bâtisse ne comporte plus de trois étages. Pas mal pour la deuxième plus grande ville des Pays-Bas !

Nous avons ainsi vagabondé autour de lieux charmants…

Et intéressants…

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Après la visite de Middelburg, nous avons repris la voiture en direction de Westkapelle. « Vous verrez ! » nous répéta Alain à plusieurs reprises. « C’est vraiment typique ! Et il y a une tour qui me fait penser au Seigneur des Anneaux ! »

Voici ce que l’on trouva en arrivant :

Cela peut effectivement faire pense à la tour d’Isengard… ne trouvez-vous pas ? Malheureusement, j’ai omis de photographier la devanture de l’église à côté de laquelle nous nous sommes garés : la « Moria » !
Nous avons donc traversé le village pour nous retrouver en hauts des digues, au bord de la Mer du Nord. Là, nous nous sommes promenés le long de la plage goudronnée. Eh oui ! car si nous nous attendions à trouver de belle plages de sable fin, quelle ne fut pas notre surprise en trouvant, de l’autre côté de la digue, du goudron, du goudron, et encore du goudron !

Ah ! Et aussi des mouettes…

Au bout du chemin, un restaurant sur pilotis, disposant d’une terrasse avec vue dégagée sur la mer où nous avons pu prendre un rafraîchissement typique de la région : la De Koninck, au grand bonheur de notre sensei qui a pourtant eu du mal à se faire comprendre de la serveuse lorsqu’il a voulu passer la commande…

« DE-CO-NUNQUE », articule Alain-sensei, en usant de son plus bel accent français. Après plusieurs tentatives et devant l’air dubitatif de la serveuse, il finit par écrire le nom de la bière sur un bout de papier. Après s’être concentrée un moment pour déchiffrer l’écriture « patte de mouche » de notre sensei, la serveuse s’exclame enfin : « Ah ! « deu-kô-nin’-k » ! »

À la suite de cet épisode, Alain passa le reste du voyage à s’entraîner à prononcer les mots « De Koninck ». Aujourd’hui, on l’entend encore parfois s’entraîner à la prononciation de ces mots.

Après cet après-midi ressourçant et un dîner très appréciable dans une charmante brasserie de Middelburg, nous nous sommes rendus au centre d’hébergement à Arnemuiden où nous avons été accueillis par Raboen-Sensei et Narita-Sensei en personne. Nos amis Belges n’ont pas été longs à nous y retrouver et nous avons pu commencer les hostilités en nous affrontant pour une partie de Baby-Foot… après que certains se soient aperçu que la balle de baby n’était pas très pratique pour jouer au ping pong…

Le lendemain matin, après un petit-déjeuner au salami, fromage et beurre de cacahuètes, nous avons pris la direction du gymnase.
La matinée fut consacrée à un entraînement technique durant lequel chacun a eu l’occasion de pratiquer les Shikake Ôgi (un genre de katas pratiqués en Naginata). Chaque personne présente a d’ailleurs eu l’occasion de se retrouver face à Narita-Sensei et de recevoir ses conseils avisés sur sa pratique technique.

Après un déjeuner dans la lignée du petit-déjeuner (je crois que l’on peu dire que les repas hollandais consistent en deux déjeuners et un dîner si on se fie à ce que l’on retrouve sur les tables), l’entraînement de l’après-midi s’est chargé d’épuiser les ressources physiques qui nous restaient. La première partie se résuma à 2h30 de pratique d’Uchi Kaeshi (enchaînement défini de 6 coups et parades) en armure, sans s’arrêter… même pas pour boire… Certains vous diront qu’il est tout de même dommage de se déplacer en Hollande pour faire ce que l’on aurait très bien pu faire chez nous. J’ai pour ma part un avis plus mitigé sur la question : cela a au moins permis de se rendre compte de la rigueur et de l’intensité d’un entraînement hollandais ! Ils ont une manière très militaire d’aborder ce sport, cela un peu trop à mon goût mais qui permet tout de même de développer une certaine endurance physique.

Après cela, nous avons tout de même eu droit à une courte pause pour nous hydrater, avant de reprendre l’entraînement par des kakari-geiko : travail en binôme où l’un propose des ouvertures à l’autre, qui doit répondre par des attaques immédiates sur la partie découverte du partenaire. Nous avons ensuite terminé l’entraînement par des geiko (sortes de combats d’entraînement) pour lesquels tout un chacun pouvait inviter le partenaire de son choix à le combattre, y compris Narita-Sensei et Raboen-Sensei.

Le soir, de retour au lieu d’hébergement, nous avons pu nous rafraîchir de quelques bières, avant un repas copieux qui nous a permis de reprendre des forces. Eh oui ! C’est le soir que les Hollandais mangent le plus : soupe à base de bouillon, légumes et viande, suivi d’un plat principal où chacun pu se servir en abondance de viande, légumes, féculents, salade composée, œufs durs, puis d’un dessert sous forme d’une mousse au goût de bonbon.

La soirée se termine en plusieurs groupes… le notre avec les Belges, à boire une nouvelle bière en échangeant sur divers sujets et revenant à plusieurs reprises sur les affaires politiques du Naginata international, ainsi que les futurs événements tels que le prochain stage international (en août) ou les championnats d’Europe qui se dérouleront en novembre.

Une bonne nuit de sommeil et nous repartons pour une deuxième journée de stage. Le matin, après un peu de pratique technique sans armure, nous avons pu bénéficier d’un enseignement de techniques de combats prodigué par Raboen-Sensei, et qui nous a permis de voir la pratique du Naginata sous un angle légèrement différent de celui dont nous avons l’habitude. Nous avons notamment travaillé sur plusieurs formes de chassés permettant de dégager l’arme de l’adversaire pour contre-attaquer. Nous avons ensuite effectué une nouvelle séance de kakari-geiko avant le déjeuner.

L’après-midi fut lui consacré à un entraînement libre dans une moitié de gymnase, pendant que de l’autre côté se déroulaient des passages de grades sur un modèle très académique. Hélène a d’ailleurs profité de l’occasion pour passer son grade et l’obtenir : Félicitations ! C’est donc 1er Dan qu’elle revient en France.

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Le soir, après une nouvelle pause au Snow Base pour un dernier repas hollandais, bien mérité, nous avons repris la route de Paris, pour y arriver aux alentours de minuit. Bien fatigués, cela ne nous a pourtant pas empêché de poursuivre l’entraînement le lendemain soir : il y avait les championnats de France à préparer !

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