Comptes-Rendus

Stage en Hollande – Mai 2012

Un compte-rendu de Sandrine


Les samedi 12 et dimanche 13 mai derniers, s’est déroulé le NNR Spring Seminar, un stage qui s’organise chaque année en Hollande. Cette année, le stage dirigé par Raboen-Sensei, 4ème Dan, avait pour invitée d’honneur Narita-Sensei, Kyôshi, qui nous arrivait tout droit du Japon.

Quatre membres du club ont participé à ce stage : Alain Guillaume (4ème Dan) et Romain Bouglé (2ème Dan), tous deux Sensei au sein de NIDF, ainsi que Hélène Mao (1er Kyû) et Sandrine Lecertisseur (1er Kyû), moi-même.
Nous sommes partis le vendredi matin en voiture. Passée la frontière, nous avons déjeuné… en bas des pistes de ski ?!… Eh oui ! La Hollande est un pays plat, certes ! Mais il n’en est pas moins équipé en pistes de skis, couvertes, et ouvertes au public tout au long de l’année.
C’est donc au Snow Base que nous nous sommes restaurés, avant de passer le reste de la journée à visiter la Zelande.

Arrêt suivant : Middelburg. Après un bref passage au supermarché où chacun d’entre nous a pu faire l’achat de spécialités locales, nous avons passé une partie de l’après-midi à nous promener dans les rues de cette charmante petite ville. De voitures, point de croisées ! En revanche, la particularité de ce pays est que l’on trouve des vélos partout. Car il s’agit là du principal moyen de locomotion des Hollandais. Certains vélos sont même… surprenants…

La brique rouge est le matériau de construction principal de la ville. On la retrouve dans les pavés, comme dans les murs.

Même les murs de l’église…

Quand aux immeubles, ils n’existent pour ainsi dire pas. Aucune bâtisse ne comporte plus de trois étages. Pas mal pour la deuxième plus grande ville des Pays-Bas !

Nous avons ainsi vagabondé autour de lieux charmants…

Et intéressants…

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Après la visite de Middelburg, nous avons repris la voiture en direction de Westkapelle. « Vous verrez ! » nous répéta Alain à plusieurs reprises. « C’est vraiment typique ! Et il y a une tour qui me fait penser au Seigneur des Anneaux ! »

Voici ce que l’on trouva en arrivant :

Cela peut effectivement faire pense à la tour d’Isengard… ne trouvez-vous pas ? Malheureusement, j’ai omis de photographier la devanture de l’église à côté de laquelle nous nous sommes garés : la « Moria » !
Nous avons donc traversé le village pour nous retrouver en hauts des digues, au bord de la Mer du Nord. Là, nous nous sommes promenés le long de la plage goudronnée. Eh oui ! car si nous nous attendions à trouver de belle plages de sable fin, quelle ne fut pas notre surprise en trouvant, de l’autre côté de la digue, du goudron, du goudron, et encore du goudron !

Ah ! Et aussi des mouettes…

Au bout du chemin, un restaurant sur pilotis, disposant d’une terrasse avec vue dégagée sur la mer où nous avons pu prendre un rafraîchissement typique de la région : la De Koninck, au grand bonheur de notre sensei qui a pourtant eu du mal à se faire comprendre de la serveuse lorsqu’il a voulu passer la commande…

« DE-CO-NUNQUE », articule Alain-sensei, en usant de son plus bel accent français. Après plusieurs tentatives et devant l’air dubitatif de la serveuse, il finit par écrire le nom de la bière sur un bout de papier. Après s’être concentrée un moment pour déchiffrer l’écriture « patte de mouche » de notre sensei, la serveuse s’exclame enfin : « Ah ! « deu-kô-nin’-k » ! »

À la suite de cet épisode, Alain passa le reste du voyage à s’entraîner à prononcer les mots « De Koninck ». Aujourd’hui, on l’entend encore parfois s’entraîner à la prononciation de ces mots.

Après cet après-midi ressourçant et un dîner très appréciable dans une charmante brasserie de Middelburg, nous nous sommes rendus au centre d’hébergement à Arnemuiden où nous avons été accueillis par Raboen-Sensei et Narita-Sensei en personne. Nos amis Belges n’ont pas été longs à nous y retrouver et nous avons pu commencer les hostilités en nous affrontant pour une partie de Baby-Foot… après que certains se soient aperçu que la balle de baby n’était pas très pratique pour jouer au ping pong…

Le lendemain matin, après un petit-déjeuner au salami, fromage et beurre de cacahuètes, nous avons pris la direction du gymnase.
La matinée fut consacrée à un entraînement technique durant lequel chacun a eu l’occasion de pratiquer les Shikake Ôgi (un genre de katas pratiqués en Naginata). Chaque personne présente a d’ailleurs eu l’occasion de se retrouver face à Narita-Sensei et de recevoir ses conseils avisés sur sa pratique technique.

Après un déjeuner dans la lignée du petit-déjeuner (je crois que l’on peu dire que les repas hollandais consistent en deux déjeuners et un dîner si on se fie à ce que l’on retrouve sur les tables), l’entraînement de l’après-midi s’est chargé d’épuiser les ressources physiques qui nous restaient. La première partie se résuma à 2h30 de pratique d’Uchi Kaeshi (enchaînement défini de 6 coups et parades) en armure, sans s’arrêter… même pas pour boire… Certains vous diront qu’il est tout de même dommage de se déplacer en Hollande pour faire ce que l’on aurait très bien pu faire chez nous. J’ai pour ma part un avis plus mitigé sur la question : cela a au moins permis de se rendre compte de la rigueur et de l’intensité d’un entraînement hollandais ! Ils ont une manière très militaire d’aborder ce sport, cela un peu trop à mon goût mais qui permet tout de même de développer une certaine endurance physique.

Après cela, nous avons tout de même eu droit à une courte pause pour nous hydrater, avant de reprendre l’entraînement par des kakari-geiko : travail en binôme où l’un propose des ouvertures à l’autre, qui doit répondre par des attaques immédiates sur la partie découverte du partenaire. Nous avons ensuite terminé l’entraînement par des geiko (sortes de combats d’entraînement) pour lesquels tout un chacun pouvait inviter le partenaire de son choix à le combattre, y compris Narita-Sensei et Raboen-Sensei.

Le soir, de retour au lieu d’hébergement, nous avons pu nous rafraîchir de quelques bières, avant un repas copieux qui nous a permis de reprendre des forces. Eh oui ! C’est le soir que les Hollandais mangent le plus : soupe à base de bouillon, légumes et viande, suivi d’un plat principal où chacun pu se servir en abondance de viande, légumes, féculents, salade composée, œufs durs, puis d’un dessert sous forme d’une mousse au goût de bonbon.

La soirée se termine en plusieurs groupes… le notre avec les Belges, à boire une nouvelle bière en échangeant sur divers sujets et revenant à plusieurs reprises sur les affaires politiques du Naginata international, ainsi que les futurs événements tels que le prochain stage international (en août) ou les championnats d’Europe qui se dérouleront en novembre.

Une bonne nuit de sommeil et nous repartons pour une deuxième journée de stage. Le matin, après un peu de pratique technique sans armure, nous avons pu bénéficier d’un enseignement de techniques de combats prodigué par Raboen-Sensei, et qui nous a permis de voir la pratique du Naginata sous un angle légèrement différent de celui dont nous avons l’habitude. Nous avons notamment travaillé sur plusieurs formes de chassés permettant de dégager l’arme de l’adversaire pour contre-attaquer. Nous avons ensuite effectué une nouvelle séance de kakari-geiko avant le déjeuner.

L’après-midi fut lui consacré à un entraînement libre dans une moitié de gymnase, pendant que de l’autre côté se déroulaient des passages de grades sur un modèle très académique. Hélène a d’ailleurs profité de l’occasion pour passer son grade et l’obtenir : Félicitations ! C’est donc 1er Dan qu’elle revient en France.

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Le soir, après une nouvelle pause au Snow Base pour un dernier repas hollandais, bien mérité, nous avons repris la route de Paris, pour y arriver aux alentours de minuit. Bien fatigués, cela ne nous a pourtant pas empêché de poursuivre l’entraînement le lendemain soir : il y avait les championnats de France à préparer !

Janvier à Mai 2012

Chers amis,

Voilà bien longtemps que notre club n’a pas partagé avec vous les derniers événements auxquels il a participé. Pourtant, il s’en passe des choses ! Et les NIDFiens sont toujours très actifs !

Alors, pour ne pas remonter trop loin ni vous ennuyer trop vite, je vais reprendre à partir du mois de janvier dernier avec les compétitions qui se sont déroulées à Paris.

Lors de la coupe Tokunaga, la coupe amicale Jacques Mercier et la Coupe Simone Charton, les 28 et 29 janvier au gymnase Carpentier, nous avons eu l’occasion de rencontrer nos amis Parisiens, Limousins et Bordelais, mais également nos amis Belges, Hollandais, Anglais, Allemand et Italiens. Vous trouverez les principaux résultats de ces compétitions dans la rubrique palmarès.

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Nous nous retrouvons ensuite au mois de mars avec, dans un premier temps, un stage national qui se déroula à Limoges les 10 et 11 mars. Malheureusement, je n’ai pas pu m’y rendre moi-même et ne peux donc pas vous en parler plus longuement. Cependant, vous trouverez sur le blog d’Anne, la dessinatrice officielle du club, un comte-rendu humoristique et en images, dans la section qu’elle consacre au Naginata : http://paperscave.blogspot.jp/search/label/DojÔ

Le 28 mars, vous avez pu nous retrouver lors de la deuxième édition de la Japan Party à l’espace Chevreul de Nanterre. Cette manifestation visant à promouvoir la culture japonaise a permis à NIDF de proposer des initiations de Naginata tout au long de la journée. Une douzaine de personnes sont ainsi venues s’essayer à notre sport et nous espérons renouveler cette expérience l’année prochaine.

Enfin, le samedi 5 mai, NIDF a présenté une démonstration de Naginata lors de la Nuit des Arts Martiaux à Marines, dans le Val d’Oise.

Si vous aussi souhaitez tenter l’expérience du Naginata, vous retrouverez NIDF à la Japan Expo, qui se déroulera du 5 au 8 juillet prochains au Parc des Expositions de Villepinte.

Et si le cœur vous en dit, n’oubliez pas que vous pouvez toujours participer gratuitement à un cours d’initiation le vendredi soir, au gymnase des Cévennes dans le 15ème arrondissement, en prenant contact au préalable : info@naginata-idf.net

Pour terminer, j’ajouterai que quatre membres de NIDF ont pris part le week-end dernier à un stage de deux jours en Hollande, en présence de Narita-sensei. Un compte-rendu détaillé sera diffusé sur ce blog dans les prochains jours…

Prochains événements à ne pas manquer :

  • Samedi 2 et dimanche 3 juin 2012 : Criterium Kyu et Championnats de France, Gymnase Elizabeth, Paris 14ème
  • Samedi 9 juin 2012 : Démonstration de Naginata au Forum des Arts Asiatiques et Budo, Marne-la-Vallée
  • Du jeudi 5 au dimanche 8 juillet 2012 : Démonstrations et Initiations de Naginata à la Japan Expo, Parc des Exposition de Villepinte

NIDF retourne à la Fac!

Le 1er juin 2011, répondant à l’invitation de l’Association Franco-Japonaise des Étudiants de Paris VII, NIDF a participé à leur Matsuri (festival japonais).

Pour l’occasion, l’Association à transformé la cour intérieure des Grands Moulins en lieu de découverte et de réjouissances. Jeux, exposition, combat et yakisoba (nouilles sautées), le programme avait de quoi amuser, interloquer ou ébahir les étudiants de Paris VII fréquentant l’endroit.

Bien rodés à l’exercice, les membres du Club Naginata IDF ont proposé démonstrations et initiations au soleil. Les badauds s’y essayèrent avec entrain, gouaille ou timidité pendant que nous espérons faire passer notre enthousiasme pour le Naginata, discipline à la fois sportive et martiale, puissante et délicate.

Clou du spectacle avec l’arrivée du club de Kendō pour notre plat favori: l’ishujiai (異種試合, combat entre deux disciplines différentes dans les arts d’armes japonais) au kendōka!

Tout cela se termine autour un kakigōri digestif amplement mérité.


Crédits photo: M. Schustermann

Open de France 2011

Une des plus grandes et plus prestigieuses compétition de Kendō de France.

Des dizaines de kenshi.

Les équipes ouvertes à la participation du Naginata.

Il n’en fallait pas plus à Chloé et Romain pour se précipiter, accompagnant Benjamin (en Kendōka pour l’occasion) et quelques amis kenshi!

Quelques photos de Guillaume…

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Préparation

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Fight !!!

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Le coach veille, le combat intéresse l’assistance

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Benjamin (à droite) en Kendōka

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Le sune-ate, bonheur du Kenshi!

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Contre le Kendō, le Naginata n’a jamais trop de techniques!

Fête des Arts Martiaux au Féminin 2011

Le 8 mars 2011, NIDF eu le plaisir de participer à la Journée de la Femme en effectuant des initiations à l’Institut National du Judo.

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Anne, Hélène, Chloé, Béatrice Claire Sensei et Mari Sensei ainsi que Samhi ont participé à cet événement.

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Tous ont pu ainsi expérimenter d’autres arts martiaux, tels que Judo, le Jujitsu, Aikido, Kendo, Haidong Gumdo, Iaido.

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Ce joyeux mélange entre les pratiquants de chaque discipline fut fort sympathique.

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Nous remercions chaleureusement la Commission Féminine de la Ligue de Paris pour l’organisation de cet événement!!

A l’année prochaine!

Voir l’album de la Fête des Arts Martiaux au Féminin 2011

Chloé et Hélène au Festival d’Angoulème 2011


Cette année, le thème de la partie « Asie » du salon International de la Bande Dessinée à Angoulême était « Le manga au féminin ». Le Naginata étant traditionnellement un art martial féminin,  nous avions été invitées avec Hélène par Erwan Le Verger, coordinateur de l’Espace Mangasie, pour le présenter.
Nous avons eu la surprise de voir que nous étions inscrites sur le programme… la classe !!! On nous avait donc réservé un espace (très réduit) pour faire notre démonstration, et nous avons relevé le défi en risquant la vie de certains écrans TV !

Nous avons donc fait les 8 shikake ooji avec des prises de gardes très réduites pour ne pas blesser le public venu très nombreux. Puis nous nous sommes équipées sous les commentaires du Père Bellec.
Une fois en armure, nous avons démontré les différentes coupes possibles et hop ! gigeiko !

Après avoir été bien applaudies nous avons été interviewées par l’organisateur, Erwan Le Verger. Il a posé diverses questions notamment sur notre parcours, nos résultats, comment trouver un club… et aussi une question assez pertinente sur le fait que le Naginata avait de plus en plus de pratiquants masculins.
Alors que nous commencions à ranger nos affaires, plusieurs personnes, arrivées en retard pour la démonstration, nous ont sollicitées pour un deuxième gigeiko !!!

En conclusion nous pouvons dire que nous avons quitté Angoulême avec le sentiment du devoir accompli… en espérant avoir fait connaître notre discipline à un large publique.


Dessin:  Little-Ginkgo
Un compte-rendu de Chloé

Le Naginata à la télévision!

Un jour de novembre, nous recevons un message de Grégoire Tournon, journaliste sur France 2.

Animant une chronique sportive dans Télématin, lui et son équipe vont régulièrement à la rencontre de pratiques rares et originales, pour les faire découvrir. La méthode est simple et originale: l’équipe rend visite au club et Grégoire essaie la discipline en question!

Ils préparent un reportage « J’ai testé pour vous le Naginata »!

C’est en décembre que tout ce concrétise. Cécile Hamot sensei, NIDF et son sensei Alain Guillaume, le club de Boussy St-Antoine, sous l’égide de la Commission Communication, accueillent l’équipe pour le tournage dans le dōjō de Maions-Alfort. 3h de pratique décontractée mais studieuse!
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Voici le résultat (diffusé le samedi 5 juin 2010)

Et quelques photos du tournage

Critérium Kyū 2010 Monogatari

Chanson de croisade du troubadour Martin


Critérium Kyū 881-copie-1

Week-end à Limoges
Le train au petit matin
Déjà cette heure-là ?!

Ainsi s’ouvre le chapitre CCLXVII du Dit d’NIDF, considéré par les exégètes comme rapportant le critérium kyu 2010.
Rappelons rapidement le contexte historique : le critérium kyu, c’est une compétition annuelle réservée aux seuls kyu, c’est-à-dire interdite aux pratiquants possédant un dan. L’occasion de se mettre sur la gueule comme les grands tout en ayant une chance de ne pas se faire sortir dès le premier tour de la compétition, et de rentrer fièrement chez soi avec une médaille sur laquelle il n’y a pas marqué « équipe ». Bien sûr, à NIDF, on est humbles et on n’aime pas la gloriole, donc on y va essentiellement pour le stage du samedi après-midi, ouvert aux participants de tous niveaux.

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Du coup, c’est un groupe hétéroclite qui se retrouve finalement dans le train pour Limoges à l’aube blanchissante ce samedi : Thibaud et Guillaume venus aider à l’organisation générale de l’événement, Hélène, Julien, Sandrine, Julie, et votre serviteur après une course acrobatique sur le verglas pour attraper le train. Train qui au final n’avait pas bravé le froid, lui, le vil, et s’était fait remplacer par un autre avec trois fois moins de wagons. Point positif : tout le monde a donc pu se rassembler dans le même wagon. Le club de Maisons-Alfort nous avait même envoyé une délégation pour la circonstance en la personne de Morgane. Ce qui a rendu le voyage distrayant à défaut d’être reposant.
Une fois tout le monde bien distrait, nous arrivons en gare de Limoges vers midi et nous sommes immédiatement escortés jusqu’au Chéops par Chloé et Jean-Mathieu.

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Nous y retrouvons tous nos amis noctambules ou presque qui étaient déjà arrivés par le train d’avant : Alain, Sandrine venue représenter le club de Boussy-Saint-Estève, et encore plus de Maisons-Alfort (Sylvie, Nada et Fanny). Sans oublier la commission sportive d’alors, Agnès, venue repérer le terrain dès le jeudi. On ne perd pas de temps, on pose les affaires dans les chambres et on attaque les affaires sérieuses : le repas de midi. Ben oui, il fallait bien emmagasiner de l’énergie pour parcourir les quinze mètres de campagne sauvage et enneigée qui nous séparaient du gymnase! Ça rigole pas Limoges.
Tout le monde est dieu merci arrivé sans encombres et ça a été l’occasion de découvrir une sacrée surprise : en plus des bordelais du Bouscat et de Mérignac, il y avait des limougeauds à ce stage.

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Limoju no Naginata!

Qu’il soit donc écrit dans les chroniques du naginata français que ce n’est pas une légende urbaine : il y a bien des naginatakas à Limoges en plus de Chloé et Jean-Mathieu (et Martine bien sûr), je les ai vus de mes yeux. Ils sont même sympas et pas manchots. Rien que ça, ça donnait à ce stage une dimension de quête initiatique avec révélation à la clef.

Echauffement de type dynamique, par JiMMais nous ne nous sommes pas laissés perturber et après un échauffement de type dynamique, nous avons commencé le stage sous la direction de Martine, Alain et Dominique. En plus des grands classiques habituels (des lignes de men ou des uchi kaechi sur un seul kiai), nous avons eu droit à quelques exercices moins fréquents mais plaisants aussi, comme le célèbre furikaechi dans une allée humaine ou plusieurs exercices de chassés après parade, et même des séries de do en fin de séance. Bon, pour les do, j’attends toujours de comprendre comment on en passe un en combat, mais c’est sympa qu’il n’y ait pas de ségrégation entre les coups comme ça. Pendant les stages, je veux dire. Ce serait sympa aussi en compèt’ d’ailleurs…

Une fois le stage mené à son terme, les anonymes de la commission sportive prennent le temps de tracer les shiaijo du lendemain, généreusement assistés par les limougeauds pas fantômes. On rigole on s’amuse mais au finalement l’heure de se repencher sur des problèmes sérieux arrive : direction le repas du soir. Celui-ci se déroule dans une ambiance festive, puis c’est la phase de préparation pour le lendemain : montage collégial de lames sous la direction technique de Thibaud, puis on papote sagement et sobrement avant d’aller se coucher pour être en forme au réveil. Limite trop sobrement dans le cas de Morgane.

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Morgane se prend deux scotch!

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The Crew

Bref, après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner (je suppose, je ne suis pas du matin personnellement), on se retrouve autour du shiaijo pour se mettre joyeusement sur la gueule, sous l’œil bienveillant des dans et du staff limougeaud (et de l’amicale des jeunes footballeurs locaux venue jeter un œil).

Les jeunes ouvrent le bal et c’est Nada qui finit reine de la promo. On enchaîne sur la compétition adulte et là c’est la rafle pour NIDF : Sandrine partage la troisième place du podium avec Thierry de Limoges, Hélène s’empare de la seconde place et votre serviteur profite d’une opportunité unique de rafler l’or en individuel (unique dans le sens où elle ne devrait pas se représenter avant un paquet d’années…). Je tiens à remercier mon papa, ma maman, Martine pour ses bons conseils et les exercices de la veille que nous avons essayé de mettre en application, Alain pour sa révélation sur le combat utile en stage équipe de France… Et surtout à féliciter Hélène et Sandrine dont les combats ont été particulièrement prometteurs tout du long !

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Enfin, on finit la matinée par une agréable compétition par équipe tous âges confondus, qui a vu s’affronter les Cochons de feu, les Pingouins en colère, les Poutreux et les, enfin, le ? Fouiiiiin ! Tout le monde s’est bien amusé, les Cochons de feu ont pris la première place et les vaches ont été bien gardées.

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Après la remise des prix, il restait une mission sacrée à remplir pour les braves guerrilleros : prendre des photos débiles en train de pratiquer (enfin, euh… d’en donner l’impression… pour quelqu’un qui ne connaîtrait pas…) dans la neige, bien sûr ! Aussitôt dit, aussitôt fait, et deux ou trois roulades d’Agnès plus tard, tout le monde était enfin prêt à se diriger vers un repas de midi bien mérité. Après avoir réglé ce dernier détail, les samurais mariachis sont repartis en ordre dispersé, qui en train, qui en voiture, une fois rendez-vous pris pour la coupe technique Simone Charton à Bordeaux.

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Voir l’album-photo du week-end

Drôles de Dames et Lycéens – Démonstration du 17 novembre 2009

Car c’est bien sous le double signe de la Jeunesse et du Sport Féminin que NIDF a mené cette démonstration!

Montée grâce à Sandrine et Mme Rousseau (le professeur d’EPS), cette démonstration accueillait les élèves de l’AS du lycée Hôtelier Guillaume Tirel (XIVe).

Agnès, Chloé, Sandrine et Tatiana avaient répondu présentes pour faire découvrir le Naginata à ces jeunes gens qui se révélèrent intéressés et curieux. Quant à moi je serais leur Bosley!

02Le Gymnase Municipal Alice Milliat donnait un cadre parfait, tant par son équipement que sa symbolique. En effet, la venue d’une délégation féminine, présentant cet art martial pratiqué par les femmes depuis 300 ans, dans ce lieu portant le nom d’une des pionnières les plus passionnées du sport féminin, fut une occasion unique et riche de sens.
Le parcours, la dévotion, voire le combat d’Alice Milliat pour développer le sport féminin ne sera pas sans rappeler l’investissement d’une autre pionnière d’exception, Simone Charton, Fondatrice de notre Club.

03C’est donc vers 17h ce mardi que Chloé, Sandrine et Tatiana se retrouvent au Gymnase pour un échauffement en attendant les élèves. Agnès les rejoindra plus tard, pour la partie « en armure ».
L’ambiance animée des cours qui se déroulent autour d’elles (badmington, escalade sur un des plus beaux murs de la capitale) contraste avec l’habituelle confidentialité de nos cours.
Espérons que des yeux curieux auront saisi quelques images de notre art entre cordes et  volants!

05Les spectateurs du jours arrivent, et après avoir rencontré les enseignantes d’EPS nos hôtes, nous entamons une présentation du Naginata, son arme, son histoire, sa tenue…

06Après un bref historique donc, place aux shikake ōji waza démontrés par Sandrine et Chloé.

08« Quand est-ce qu’elles se battent!? » réclame-t-on dans l’assistance!
C’est après les explications techniques et le sens des différents mouvements, que les trois Onna musha, revêtues de leurs bōgū, vont montrer la puissance et la finesse de notre façon de combattre.

14Si la Naginata avait quitté les champs de bataille à l’orée de l’époque Edo, c’est surtout à cause de nouvelles techniques de guerre. Cette arme de grande taille et nécessitant une certaine habileté était devenue moins pratique dans les bataillons en rangs serrés; et armer ces hommes de lances était alors devenu plus rentable et efficace (moins d’acier, moins d’entraînement).

17Elle fut peu à peu considérée comme arme des femmes de la classe des Būshi (« guerriers », les fameux Samurai). Souvent symbolique et ornementale, pièce de dot, elle l’était aussi en tant qu’arme de duel, elle correspondait plus aux besoins de ces femmes amenées à faire face à des envahisseurs du château en temps de conflit.

16On dit souvent que la Naginata est aussi devenue arme de ces femmes-guerrières grâce à son maniement qui requiert plus de technique que de force. Cela semble une vision quelque peu stéréotypée de la situation. La forme de l’arme s’est certes adaptée à de nouvelles situations de combat (espaces réduits, armure plus légère, duel…), mais toute personne ayant un jour eu en main une véritable Naginata, époque Edo ou non, vous affirmera que ces guerrières de la fin du moyen-âge japonais devaient être tout de même de belles athlètes!

19Agnès rejoint le groupe qui propose alors une initiation. Et ce sont 4 jeunes hommes qui relèvent le défi: apprendre et enchaîner l’uchi-kaeshi (échange de frappes basiques) avec les 3 Mousquetaires désormais bien au nombre réglementaire de 4!

21Plutôt doués, ils y parvinrent sous les encouragements de leurs camarades. Les conseils bienveillants de leur partenaires n’épargnèrent pas la rigueur de la conduite martial, le temps de ce combat formel.

Nous souhaitons que cette rencontre ait éveillé la curiosité des jeunes gens qui nous ont  témoigné leur intérêt par de multiples questions.
C’est pour nous une expérience à reproduire sans aucun doute!

Enfin, nous souhaitons que là frémissent les indices d’un développement du Naginata Parisien, en direction de la Jeunesse et aussi du Sport Féminin, que cet art semble des plus à même de représenter. Et que nous sommes impatient de pouvoir réaliser!…

voir l’album-photo de le démonstration

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