Infos du Club

Nous sommes heureux de vous annoncer…!

Bonjour à tous!

Merci de votre intérêt et de votre fidélité à notre club.
Bienvenue sur le tout nouveau site internet du club NIDF Naginata-Île-de-France!
Nos gnomes travaillent d’arrache-pied pour lui donner la splendeur et le lustre qui est la marque de NIDF. Son contenu s’enrichira de nouveautés mais aussi de trésors passés. Restés branchés!

2014-09-04--09

Naginata sur beIN Sports

Tout a commencé un matin de février, quand Thibaud, le sémillant responsable de la Commission Naginata relayait un message d’Eric, le M. Communication du CNK:

Dans sa séquence « Le Coach » sur la chaîne beIN SPORTS, Vincent Parisi emmène une vedette des média ou du monde sportif s’initier à un sport de combat. Le tour du Naginata était venu.

13296317_913892805389196_1712978960_nDu fin fond du Japon, pays du Gouda, où ils étaient en retraite sous la cruelle tutelle du Maître local, Chloé et Hughes ouïrent l’appel. N’écoutant que leur fidélité au Guide Suprême, ils juraient par tous les izakayas (les temples locaux) qu’ils seraient en France pour le tournage en ce joli mois de mai. Et puis ce sont deux vrais divas, incapable de résister aux scintillement des spotlights!

13330474_913892875389189_1015309751_nEt c’est Mariama Signaté qui leur fit l’honneur de s’essayer à deux heures de naginata sous la houlette enthousiaste de Vincent. Voici le résultat.


Crédits photo: Mariama Signaté

Janvier à Mai 2012

Chers amis,

Voilà bien longtemps que notre club n’a pas partagé avec vous les derniers événements auxquels il a participé. Pourtant, il s’en passe des choses ! Et les NIDFiens sont toujours très actifs !

Alors, pour ne pas remonter trop loin ni vous ennuyer trop vite, je vais reprendre à partir du mois de janvier dernier avec les compétitions qui se sont déroulées à Paris.

Lors de la coupe Tokunaga, la coupe amicale Jacques Mercier et la Coupe Simone Charton, les 28 et 29 janvier au gymnase Carpentier, nous avons eu l’occasion de rencontrer nos amis Parisiens, Limousins et Bordelais, mais également nos amis Belges, Hollandais, Anglais, Allemand et Italiens. Vous trouverez les principaux résultats de ces compétitions dans la rubrique palmarès.

Coupe_Simone_Charton_2012.JPG

Nous nous retrouvons ensuite au mois de mars avec, dans un premier temps, un stage national qui se déroula à Limoges les 10 et 11 mars. Malheureusement, je n’ai pas pu m’y rendre moi-même et ne peux donc pas vous en parler plus longuement. Cependant, vous trouverez sur le blog d’Anne, la dessinatrice officielle du club, un comte-rendu humoristique et en images, dans la section qu’elle consacre au Naginata : http://paperscave.blogspot.jp/search/label/DojÔ

Le 28 mars, vous avez pu nous retrouver lors de la deuxième édition de la Japan Party à l’espace Chevreul de Nanterre. Cette manifestation visant à promouvoir la culture japonaise a permis à NIDF de proposer des initiations de Naginata tout au long de la journée. Une douzaine de personnes sont ainsi venues s’essayer à notre sport et nous espérons renouveler cette expérience l’année prochaine.

Enfin, le samedi 5 mai, NIDF a présenté une démonstration de Naginata lors de la Nuit des Arts Martiaux à Marines, dans le Val d’Oise.

Si vous aussi souhaitez tenter l’expérience du Naginata, vous retrouverez NIDF à la Japan Expo, qui se déroulera du 5 au 8 juillet prochains au Parc des Expositions de Villepinte.

Et si le cœur vous en dit, n’oubliez pas que vous pouvez toujours participer gratuitement à un cours d’initiation le vendredi soir, au gymnase des Cévennes dans le 15ème arrondissement, en prenant contact au préalable : info@naginata-idf.net

Pour terminer, j’ajouterai que quatre membres de NIDF ont pris part le week-end dernier à un stage de deux jours en Hollande, en présence de Narita-sensei. Un compte-rendu détaillé sera diffusé sur ce blog dans les prochains jours…

Prochains événements à ne pas manquer :

  • Samedi 2 et dimanche 3 juin 2012 : Criterium Kyu et Championnats de France, Gymnase Elizabeth, Paris 14ème
  • Samedi 9 juin 2012 : Démonstration de Naginata au Forum des Arts Asiatiques et Budo, Marne-la-Vallée
  • Du jeudi 5 au dimanche 8 juillet 2012 : Démonstrations et Initiations de Naginata à la Japan Expo, Parc des Exposition de Villepinte

N’est pas mort ce qui s’entraîne fort!!

Résurrection de rentrée en forme de teaser

Brisons-là le silence de ce blog depuis nos aventures télévisuelles! Silencieux mais pas inactifs, les valeureux Samuraï-Mariachis ont passé les beaux jours du printemps et de l’été à sillonner la France, et même l’Europe pour pratiquer et partager le Naginata avec passion!
Bientôt ici, le récit d’une odyssée en terre batave, avec de vraies Krokette dedans!

Les aventures en Médoc pour le stage d’Hourtin.

Le récit et les résultats du Championnat de France, moment historique!

La folle frénésie de l’édition 2010 de la Japan Expo.

En exclusivité, un morceau d’histoire et de nostalgie, avec notre participation à l’ultime stage d’Anduze.

Et aussi en cette rentrée, deux furieuses au Médoc Taikai!

Championnat de France 2010-06-26 409_2

Gяuит!


Crédits photo: L.Bannwarth

Album – Tournage Télématin

Quelques images du tournage pour la rubrique sportive de Télématin, avec Grégoire Tournon. Tourné le 11 décembre 2009.

Hommage à Simone Charton

Par Baptiste


En guise d’adieu, qui n’en fut pas un, le Maître me remit son meilleur arc. “Quand vous tirerez avec cet arc, vous sentirez la présence de la maîtrise de votre Maître. Qu’aucun curieux ne l’ait entre les mains ! Ne le conservez pas en souvenir quand vous en aurez retiré tout ce qu’il pouvait vous donner, détruisez-le et qu’il n’en demeure qu’une pincée de cendres !”

Eugen Herrigel

C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de Simone Charton, survenu ce matin du 18 janvier.

Simone Charton était la mère du naginata en France. Elle contribua aussi très largement à sa diffusion en Europe.

Elle partit au Japon dans les années 1970 dans le but d’y apprendre cet art et éventuellement le diffuser après son retour en Europe. Cela peut paraître anodin de nos jours, mais essayons juste d’imaginer ce que pouvait être la condition d’une femme occidentale, seule, ne parlant pas japonais à son arrivée dans l’archipel, dans le Japon encore peu ouvert (en tout cas, très certainement moins que maintenant) des années 70 et dans le milieu très très conservateur des arts martiaux. Les épreuves et les vexations ont dû être nombreuses, avant qu’elle puisse finalement se faire accepter, puis reconnaître puisqu’on lui décerna le grade de 5e DAN et le titre de Renshi, après de nombreuses années de pratique.

A son retour en France, elle donna sa vie (au sens profond) au naginata, le portant seule sur ses épaules et le développant dans plusieurs régions puis plusieurs pays.

Je ne l’ai pas souvent rencontrée. Lorsque j’ai débuté dans son club, NIDF « Naginata Ile de France », elle était déjà atteinte d’une grave maladie. Mais je me souviendrai toujours du premier contact que j’eus avec Simone Charton :

Cela faisait déjà un an que j’étais sur Paris, et je commençais à ressentir une certaine perte de motivation à pratiquer les arts martiaux, seul dans mon coin. A l’époque, je cherchais à monter un club de Bozendo en région parisienne. L’association était créée et il ne me restait plus qu’à trouver une salle que je ne trouverai jamais. On s’entraînait avec Florent de temps en temps, ou alors je m’entraînais seul, en forêt ; mais le climat parisien étant ce qu’il est, ce n’était pas toujours évident (je me souviens de certains matins où le mercure était bien sous la marque du zéro, les mains restaient collées sur le scotch du Bo et le moindre petit coup un peu raté qui atterrissait sur les doigts noirs de froid (ça faisait longtemps qu’on avait dépassé le stade du bleu) était insupportable.

Bref, on s’était motivé pour commencer un nouvel art, dans une structure normale : un club avec un dojo et des gens avec qui pratiquer dedans. Enfin, il s’est trouvé que l’on a fait ça séparément, car Florent restait plus branché Chine et Corée (il s’y est d’ailleurs marié et une petite Mina est née l’année dernière) que Japon. A Paris, niveau arts martiaux, c’est pas le choix qui manque. Mais j’étais décidé à me lancer en parallèle dans le kendo et le iaido. Sauf que ça ne m’a pas plu… Demandez à quelqu’un qui a pratiqué des années un art de profil de se remettre de face… Kimochi warui ! C’est là que je me suis dit qu’il devait bien y avoir du naginata sur Paris. Après une recherche rapide sur Internet, on trouve : Maisons-Alfort, trop loin, j’habite dans le 15e ; Boulogne, plus près, je mets le numéro de téléphone de côté ; Rocquencourt, c’est où ça, ça existe ? (moi la géographie française, dès qu’on se trouve au-dessus de Valence, dans le nord, là…) ; et NIDF, 15e arrondissement, parfait !

La page Internet qui donnait les coordonnées pour NIDF était une vielle page dont la dernière mise à jour remontait à plusieurs années, une page sortie des tréfonds d’un quelconque annuaire en ligne ayant quelques vagues accointances avec le Japon et dont tous les liens étaient morts… Le premier numéro donné par la page était aux abonnés absents. Le deuxième numéro était celui d’Alain, mais personne ne répondit. Le troisième et dernier numéro était celui de Simone. Et ce fut Simone qui décrocha le téléphone.

La conversation qui s’en suivit, et qui dura 40 minutes, est indescriptible. Je ne savais bien sûr pas que Simone était déjà malade, à ce moment-là. A la fin je fus obligé de lui promettre que j’irai au prochain cour du mardi et que, promis, j’essaierai le naginata, sinon j’en aurais eu je pense pour 40 minutes supplémentaires de moines guerriers en l’an 700, d’armures qui sont les mêmes mais pas les mêmes, de termes japonais qui ne m’étaient pas familiers, des écoles anciennes qui étaient devenues modernes mais qui restaient anciennes, etc. La conversation fut tellement surréaliste qu’elle éveilla en moi une certaine curiosité et je ne manquai pas d’aller le mardi suivant au dojo d’NIDF (accompagné finalement par Florent, curieux de voir ça ; je me souviens d’ailleurs qu’on avait fait à la demande d’Alain, lui aussi très curieux, un Nikyo avec les E-bu de deux naginatas démontées en fin de cours… Première et dernière mondiale très certainement). Je me suis inscrit au club lors du cours suivant.

Après cet entretien téléphonique, je ne l’ai rencontrée qu’en de (trop) rares occasions…

Je la remercie en tout cas de m’avoir incité à essayer le naginata. Puisse sa disparition nous rappeler que la pratique d’un Budô est la pratique de toute une vie, sans buts ni profits ; une recherche personnelle mais irrésistiblement tournée vers l’autre.

どうもありがとうございました。

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